Matières à conter

Sylvie Mombo nous invite au coeur du vaste monde qui l’entoure. C’est son atelier grandeur nature ! C’est de là qu’elle puise ses matières à conter. Qu’il s’agisse de rencontres fortuites, de scènes du quotidien ou d’art avec un grand A, pour elle, tout est prétexte à raconter. Voilà ce que confie l’artiste avec humour et gravité au micro du journaliste et essayiste Sylvain Allemand, et à travers deux conférences TEDx données à Paris-Saclay en 2017.

Et puis, aidée de sa plume, de sa verve et de son bagout, elle livre, sous forme d’histoires, ses réflexions sur son parcours artistique, évoquant sept de ses compagnons de route, puis sept (chef d’)oeuvre(s) qui ont largement marqué sa relation au dire. Il y a des quêtes, des épreuves, du merveilleux, des figures aidantes, des fins heureuses et des échecs qui font grandir… Nous sommes dans le conte et c’est délicieux.

Cerisy au prisme de Paris-Saclay et vice versa

Enseignants-chercheurs, étudiants, responsables d’institutions, artistes,… les personnes qui témoignent ici sont d’horizons professionnels, disciplinaires ou géographiques très divers. En plus d’un lien avec Paris-Saclay, le pôle technologique du Grand Paris, elles partagent un autre point commun : elles ont toutes fréquenté le Centre culturel international de Cerisy (CCIC) à l’occasion d’un ou de colloque(s). C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elles ont été interviewées pour les besoins du site web Paris-Saclay Le Média. Ce recueil d’entretiens offre ainsi l’opportunité de découvrir deux « milieux » que tout semble opposer, mais qui, en réalité, concourent chacun à sa manière à restaurer une « relation résonante avec le monde ».

L’ouvrage est préfacé par Pierre Veltz, économiste et sociologue reconnu, qui a présidé l’ex-Etablissement Public Paris-Saclay (EPPS), devenu depuis EPA Paris-Saclay.

Égogéographies par temps de (dé)confinement

Le moins que l’on puisse dire est que le mot « confinement » connote négativement. Comment pourrait-il en être autrement ? L’expérience que nous en avons faite dans le contexte de crise sanitaire a été imposée (fût-ce pour de bons motifs) et vécue douloureusement par beaucoup de ceux qui ne disposaient pas d’un espace domestique adapté. Pourtant, c’est bien à une « libération » de cette notion que l’ouvrage entreprend à travers un recueil de contributions de géographes de différentes spécialités et générations, à qui a été proposé de témoigner de leur expérience des (dé)confinements, au regard de ses incidences sur leur pratique de la discipline (à commencer par l’étude de terrain), leurs concepts et théories (les a-t-elle confortés, enrichis ou, au contraire, remis en question ?). Le lecteur pourra apprécier combien la géographe se révèle diverse jusque dans la manière de rendre compte de cette expérience… Combien aussi les géographes paraissent outillés pour poser un regard lucide, voire prospectif, sur cette crise et ses incidences, en proposer une analyse pertinente même en l’absence apparente de recul suffisant.

Dirigé par Sylvain Allemand, l’ouvrage réunit les contributions de : Antoine Bailly, Boris Beaude, Daniel Behar, Augustin Berque, Paul Claval, Yann Calbérac, Béatrice Giblin, Boris Grésillon, Luc Gwiazdzinski, Olivier Lazzarotti,  Jacques Lévy, Nicole Mathieu, Denise Pumain, Emmanuel Véron et Djemila Zeneidi.

Ouvrage disponible dans toutes les librairies.